Témoignages de l'avent

 

MESSE EN FAMILLES 29 NOVEMBRE 1ER DIMANCHE DE L'AVENT


En lien avec les thèmes étudiés au caté, nous avons cherché des signes d'espérance dans notre monde aujourd'hui. Pour les première année, c'était la joie d'être présentés à la communauté paroissiale. Pour les enfants de la deuxième année de caté, c'était la croix fabriquée tous ensemble pour symboliser leur thème de l'Alliance. Les enfants de la troisième année ont confectionné des étoiles pour le décor de nos quatre dimanches de l'Avent et Noël. Les jeunes de la quatrième année ont fait un panneau en forme de couronne car l'évangile que nous avons étudié est souvent pris pour la fête du Christ Roi: « Ce que vous avez fait aux plus petits qui sont les miens, c'est à moi que vous l'avez fait. »

Nous avons compris qu'il fallait chercher des « acteurs » de la solidarité et de l'espérance. Donc sur notre couronne, nous avons collé des étoiles argentés et des « étoiles » de la solidarité, telles que l'Abbé Pierre, le Père Joseph, Soeur Emmanuelle, Mère Téresa, le Pape Jean Paul II, etc. Nous avons aussi cherché des images qui pouvaient représenter la solidarité sous différentes formes: les Restos du coeur, le Secours Catholique, Emmaüs, des gestes de fraternité.

 

 

TEMOIGNAGE 13 DECEMBRE 3EME DIMANCHE DE L'AVENT SIGOGNE


En préparant cette eucharistie avec l'équipe de Courbillac, nous avons cherché un signe d'espérance dans notre monde aujourd'hui en lien avec la question de l'Evangile: Que devons-nous faire?
Nous avons choisi la Fraternité Pays de Jarnac – Réo.

Notre vocation est de privilégier, maintenir, fortifier nos liens fraternels et de développer la confiance qui existe entre nos deux communautés. Mais notre vocation est aussi d'accompagner Réo et sa région dans des projets dont l'objectif est le développement intégral de tout homme et de tout l'homme.

C'est pourquoi:

·                                 Nous entretenons nos liens fraternels par des échanges spirituels (messe des fraternités, prières en communion avec Réo pour des événements importants de nos deux régions ou par des échanges de nouvelles, des mails, des échanges téléphoniques ...)

·                                 Nous continuons à accompagner et soutenir financièrement plusieurs projets proposés et gérés par les amis de Réo.

A l'assemblée générale du jeudi 3 décembre, nous avons décidé des orientations de la vie en fraternité pour 2009/2010.

Nous voulons continuer à entretenir les liens fraternels entre la région de Réo et le doyenné de Jarnac et accompagner nos amis de la région de Réo dans leurs difficultés. Quelques projets qui nous tiennent à coeur:

·                                 Le soutien à la formation dans les différents centres de formation coordonnés par Père Nicolas Bado.

·                                 Le développement de la technique de la culture attelée dans la région Réo-Zoula.

·                                 Le soutien apporté à l'école St Léonard

·                                 La coordination du projet de construction de salles pour l'aumônerie et les scolaires de Réo.

Revenons sur la technique de la culture attelée et les formations coordonnées par Père Nicolas Bado. Le centre de formation de Zoula fondé et animé par le Père Nicolas Bado assure des fromations en deux temps:

·                                 Une année à Zoula sur le thème du maraîchage, de l'élevage, de l'arboriculture fruitière, à partir des bases nécessaires à toute exploitation agricole (travail du sol, utilisation des matières organiques ...) Une formation spirituelle est incluse dans le programme.

·                                 Une année à Réo: mise en pratique des savoirs agricoles et apprentissage de petits métiers (maçon, travail du bois ...)

C'est dans ce cadre que les jeunes agriculteurs (17 – 22ans) s'initient à la culture attelée, appuyés financièrement par la Fraternité Jarnac – Réo. Dix-sept d'entre eux en ont bénéficié en 2008, 10 en 2009. De surcroît ils ont compris la nécessité de travailler en groupe, là où s'exerce la solidarité;

Nicolas Bado nous explique: « A la culture attelée s'opposait un blocage culturel: Selon la coutume ici, un jeune ne peut commencer à se servir d'animaux pour sa propre prospérité sans avoir fait don de la première bête à la grande famille. Cette dernière l'immole et le fait partager à tous. Si bien que quand nous proposons aux jeunes de prendre un animal (boeuf, âne) et de le payer par annuités successives, les parents disaient « Tu n'as pas le droit, parce que tu n'as pas offert la première bête, les adultes étant censés avoir payé cette dîme.»

Aussi après avoir offert les dons et « assistés » au sacrifice traditionnel, les villageois nous ont donné un grand terrain au bord de la retenue d'eau de Sebun (à 12 km de Réo). Une habitation y a été construite pour y installer 5 jeunes formés à Zoula. Ces jeunes ont réussi leur maraîchage en 2009. Le fruit de leurs travaux leur sera remis pour qu'ils puissent s'implanter dans leur village. Nicolas nous dit encore: « Ces jeunes font mon admiration: ils s'organisent eux-mêmes, cultivent correctement, font leur cuisine ... » Il est décidé à suivre lui-même la formation à la culture attelée, car dit-il: « L'avenir est par eux et pour eux. Il faut que cela prenne de l'élan. »


Parallèlement à la formation pour les jeunes hommes, le « centre technique de métiers (CTM° prépare les filles à l'agriculture, l'élevage, la restauration et la couture. « Quel bonheur de voir nombre de nos anciennes dans les villages: couturières, commerçantes, restauratrices. » A l'extérieur, le niveau technique de ces centres est très estimé, au point qu' »une délégation ministérielle est venue y puiser des enseignements en vue de proposer quelque chose au plan national. »


Toutes ces démarches, ces actions ne pourraient être positives et porter du fruit sans l'écoute et l'accompagnement de tout un doyenné. Nous sommes très sensibles par la mobilisation importante au sein du doyenné de Jarnac, lorsque la fraternité parle et appelle: que ce soit dans nos différentes manifestations ou lors d'opérations ponctuelles. On ne redira jamais assez combien votre accompagnement pas seulement financier mais aussi moral, par le regard que vous posez sur notre démarche, est très important. Car tout ce cheminement que nous venons de décrire, tous ces liens d'amitiés ne seraient pas aussi forts, ne seraient pas vécu avec autant d'énergie si nous ne sentions l'adhésion du doyenné derrière nous. La Fraternité entre nos deux régions est bien l'affaire de tous!

 

Sigogne 20 décembre : quatrième dimanche de l’avent

A partir de mon expérience de visiteur de malade à l’hôpital et en maison de retraite; enrichie en me retrouvant de l’autre côté de la barrière: par la maladie, l’hospitalisation et la convalescence.

De nombreuses personnes âgées <> la vie en maison de retraite:

- je ne suis plus libre

-je ne me sens pas chez moi

-difficultés avec le voisin de chambre, d’étage

-les horaires: de toilette, de repas, etc… décalés par rapport au domicile

-l’isolement par le peu de visite

Un signe d’espérance: le développement du mouvement humanitude, comment mettre plus d’humanité dans le quotidien des établissements de santé: des formations sont proposées aux personnel.

Dans un premier temps, c’est une prise de conscience pour le personnel soignant:

-Changer de regard vis-à-vis des personnes accueillies

-être plus attentif à leurs besoins, au respect de chacun

 

Faire l’expérience de la faiblesse m’a fait prendre conscience des richesses, parfois des privilèges que je vis.

Un peu comme le verre à moitié plein ou à moitié vide: regarder ma vie par l’angle des pertes et des deuils me conduit vers une vie terne, morose triste.

Un signe d’espérance: décider, choisir le positif et ainsi apprécier les belles et bonnes choses qui me sont données de vivre: 2Cor. 12,9<>

 

La souffrance comme la différence nous font peur, nous empêche d’oser faire le premier pas,d’aller à la rencontre de l’autre de peur d’être maladroit, de peur de blesser.

Denise Legris (sans bras et sans jambes) disait dans une conférence: les adultes ont peur de faire souffrir alors que l’enfant est plus direct, plus naïf et spontané <>

Un signe d’espérance: oser la relation et l’entretenir: cette année je peux témoigner du soutient, de l’encouragement que j’ai reçu: par une attention, un petit mot, une visite. Je ne suis pas seul, nous ne sommes pas seul: Osons aller vers l’autre!

Pour conclure, je vous propose une citation de l’abbé Pierre: <<Soyons contagieux d'espérance>>

 

 

4° DIMANCHE DE L’AVENT  (Luc I, 39-45 ; Michée 5, 1- 4  ; Ps 79 ; Hébreux 10, 5 -10) :

SIGNES D’ESPERANCE

Tel a été le thème retenu par l’Equipe d’Animation Pastorale pour ce temps de l’Avent, dans notre paroisse de Sigogne. Dimanche après dimanche, chaque groupe de « préparation de messe » a témoigné sur un ou des signes d’espérance qu’ils voyaient autour d’eux. Les enfants du caté d’abord nous ont conduits sur les occasions de partage et de prière qu’ils voyaient autour d’eux, la communauté de la Merci sur la préparation au baptême d’un jeune adulte parmi leurs assistants, les paroissiens de Courbillac nous ont rappelé notre engagement par rapport à Réo, la paroisse du Burkina-Faso, avec laquelle nous sommes en fraternité… Le 13 décembre au soir, nous avons reçu la Lumière de Bethléem au cours d’une veillée de prière pour le doyenné de Jarnac, à Sigogne, pour que cette petite flamme soit portée et distribuée partout comme signe de paix et d’amitié à l’occasion de Noël.

Cette visitation, nous y sommes : c’est la démarche de Marie, qui porte le sauveur des hommes, chez Elisabeth. Marie prend des risques pour y parvenir : ce n’est pas simple, la route est longue et il y a des obstacles. Et pourtant, la joie de la rencontre, de la visitation, est au rendez-vous ! Cette rencontre peut nous faire tressaillir d’allégresse, comme elle a fait tressaillir d’allégresse Elisabeth ! Le nom même d’Elisabeth signifie : « maison de Dieu ». Nous sommes tous des « maisons de Dieu » : Dieu habite en nous, en chacun ! A nous, chrétiens, de créer les occasions qui nous ferons découvrir à nous-mêmes et à ceux que nous rencontrons, qu’ils vivent aussi, et que nous vivons tous, de l’action de l’Esprit Saint.

C’est cela  Noël. La Parole de Dieu s’accompli dans notre chair, dans notre humanité la plus profonde. C’est ce que nous appelons l’Incarnation : Dieu fait Homme ; Dieu en l’homme… Il faut le goûter sans cesse pour trouver et retrouver le vrai bonheur ! Pas à coté de nous, mais en nous !

Bon Noël à tous !

 

Fr. Laurent

 

 «  L’ESPERANCE  ET  LA PAIX »

 

NOUS NE SOMMES PAS CHRÉTIENS TOUT SEUL,

 

Nous voulons en ce quatrième  dimanche de l’Avent symbolisé par la PAIX,

témoigner de l’espérance qui nous anime, en nous inspirant du pèlerinage au Mont St Michel auquel nous avons participé en tant que parent, au mois d’avril 2009.

Sur l’ensemble du pèlerinage nous avons été transportés. Nous nous sommes trouvés entre ciel et terre dès notre arrivée à la pointe de Grouin.

Un vent du large comparable à l’Esprit Saint nous enveloppa.

 

                                                            §§§

 

 

Nous sommes partis à la rencontre de l’Archange Michel et à la découverte du Mont Saint Michel. La traversée de la baie fut une grande épreuve, les pieds dans l’eau glacée et la boue, les yeux rivés sur le Mont qu’un léger brouillard enveloppait. Nous nous sentions comme ces pèlerins du Moyen Age sur les routes appelées « Chemins du Paradis ».

 

Des moments forts nous en avons vécu plusieurs que ce soit la célébration dans l’Abbatiale, la « Merveille », avec l’arrivée du Grand Livre en fanfare, tout comme les veillées avec les jeunes sans oublier la traversée qui fut un vrai moment de prières et de méditation au plus profond de nous.

 

Nous avons dépassé l’effort physique pour atteindre la paix intérieure.

 

                                                                                                                                                                         §§§

 

 

Du haut du Mont St Michel, pendant la traversée de la baie, épreuve symbolique de l’exode, j’ai eu la sensation que les enfants tiraient, entrainaient les adultes. Ces enfants, aussi se sont dépassés et montraient le chemin avec leur dynamisme.

 

Ce témoignage d’Espérance et de Paix pendant la période de l’Avent, qui rappelle la naissance du Sauveur pour tous les hommes, nous le devons à ces 600 jeunes et à tous ces religieux, toutes ces femmes et tous ces hommes qui ont œuvré pour que ce pélé soit autant spirituel que physique, nous les remercions chaleureusement.

 

Frédérique DOUCET – Hélène GIRARD

 

 

ESPERANCE

En prolongement du thème de l’Avent pour notre paroisse ; extrait de « petit éloge du catholicisme », Patrick Kéchichian, p. 36 -37, Folio  :

«  Mais vous , quelle est votre espérance ? »

C’est ne pas céder ou succomber au désespoir, dont je sais, intiment, la menace perpétuelle. Dont je sais aussi, d’expérience, les fruits et le venin. Ses masques. Une fois l’espérance soustraite (elle est légère comme un nuage), licence est donné à tous les sarcasmes, aux arrogances, à toutes les méchancetés – et je n’ai pas fait le tour de tous les dangers… Une fois l’espérance soustraite ou moquée, c’est l’effort, la grâce d’aimer, et d’aimer assez, qui sont réduits à néant. D’aimer bien et d’aimer le Bien tout autant. « Lorsqu’on se demande si quelqu’un est bon, on ne s’enquiert pas de ce qu’il croit ou de ce qu’il espère, mais de ce qu’il aime. Sans nul doute, celui qui aime comme il faut, croit et espère comme il faut. Mais celui qui n’aime pas croit en vain, alors même que ce qu’il croit est vrai ; il espère en vain, alors même que ce qu’il espère lui est donné par la foi comme un élément du vrai bonheur » (saint Augustin, Enchiridion, 31)

Très intimement mêlée à la foi et à la charité – « à laquelle se noue la perfection » (Col 3, 14)- , l’espérance à néanmoins sa vie, son développement et son mouvement propres. C’est moins à sa puissance ostensible qu’on la reconnait qu’à la douceur et à la tendresse qu’elle me fait avancer : « ne jamais sacrifier la délicatesse à l’énergie », conseille François Cassingena-Trévedy. « Avancer à grands pas mais sans jamais rien fouler aux pieds ni personne ». « Rivaliser de respect les uns pour les autres » recommande saint Paul (Rm 12, 9). L’espérance est aussi une visée, l’ouverture même de la vue et de la vie. Occulter cette ouverture, et vous ne verrez, ne vivrez pas plus loin que le bout de votre nez. Soyez plus prompt à la haine qu’à l’amour, et vous serez libéré de toute espérance.